14.3.05

Don Quijote, 400 ans après

Inspiré par le 400ème anniversaire de la publication de Don Quijote, andras et moi nous avons eu l'idée de lire ce grand (et épais ;-) ) roman en parallèle. Après avoir lu et bien aimé les premiers chapitres nous avons décidé de noter nos impressions dans notre blog au fur et á mesure de notre lecture. Au début de notre 'projet' nous avons un peu discuté sur les traductions puisque moi j'étais tombée sur celle de Ludwig Braunfels (de 1848), dans un allemand datée et ronflante, presque illisible aujourd'hui.  


Andras, par contre, dispose d'une traduction francaise moderne et très bien fait de Aline Schulmann. On parle aussi de cette traduction dans un article très intéressant qu'il m'avait signalé, le voici. Cet article m'a entre autre rappelé que la vie de Cervantes était presque aussi aventureuse que celle de son héro. Pour en revenir aux traductions (je pense que c'est un point très important) je me suis renseignée et il semble qu'il y en a aussi une édition allemande qui soit plus moderne, celle de Susanne Lange, qui, elle aussi a remporté un prix. Là aussi il y a un article (en Allemand), un interview avec la traductrice qui m'a donné d'intéressant points de départ pour ma lecture, en ce qui concerne les relations entre humour/critique sociale, réalité/fiction et aussi Sancho Pansa/Don Quijote.

lesezeichen, 14.03.05

 Merci lesezeichen pour cette petite vignette. Il est temps que j'ajoute quelque chose à mon tour ! J'ai lu jusqu'à présent les 18 premiers chapitres ainsi que le prologue. C'est une merveilleuse découverte que ce livre ! Lui qui arbore cette année 400 printemps, il se porte comme un charme et il l'apparaît d'une étonnante jeunesse d'esprit.

Cervantes s'amuse en écrivant un vrai-faux roman de chevalerie, il multiplie les clins d'oeil au lecteur, il interrompt son récit pour nous parler du livre lui-même, inventant ainsi l'écriture autoréférencielle. Il se permet même de faire la leçon aux futurs romanciers ! Il est d'un culot littéraire que je n'aurais pas imaginé possible à cette époque et qu'on retrouvera un siècle et demi plus tard chez un Diderot dans Jacques le Fataliste.
Sur le fond de l'histoire, on peut se demander si Cervantès est du côté de son personnage ou s'il s'en moque vraiment, dénigrant ses rêveries, broquardant ces hallucinations. A première vue, c'est le deuxième point de vue qui s'impose. Don Quichotte est bête. Il ne récolte que ce qu'il mérite : chutes, coups en tous genres, mépris de ses interlocuteurs. Mais Don Quichotte est-il si bête que cela ? Je ne trancherais pas ce point avant d'avoir avancé davantage dans ma lecture.

andras, 22.03.05

1 Commentaires:

Blogger Lancelot a dit...

Encore un livre qui me tente. Mon Dieu ! Comment de temps pourrais je vivre encore pour lire ma PAL virtuelle empilée suite à mes pérégrinations sur les blogs des BCeurs ?

11:43 AM  

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